Panorama des solutions GPS pour retrouver une personne désorientée (Alzheimer)

8 Nov 2016

Les solutions GPS pour personnes désorientées peuvent éviter des drames

En France, on compte 900 000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Conduisant à une perte de repères spatio-temporels, il n’est pas rare que l’on retrouve des malades d’Alzheimer perdus à des kilomètres de chez eux, avec des conséquences parfois dramatiques. En effet, le taux d’errance a été évalué à 60% chez ces malades et s’ils ne sont pas retrouvés dans les 24 ou 48 heures, l’issue est fatale une fois sur deux.

Les solutions GPS adaptées aux personnes désorientées permettent bien souvent d’éviter de tels drames. Leur principe consiste à localiser les utilisateurs en permanence et à alerter leurs aidants lorsqu’ils se sont égarés ou ont franchi les limites d’une zone définie au préalable. Les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer peuvent ainsi continuer à sortir en toute sécurité alors même que cette mobilité est bénéfique puisqu’elle permet d’améliorer les fonctions cognitives des personnes souffrantes (voir notre article Pourquoi il est nécessaire que les seniors aient une activité physique).

 

De nombreuses solutions pour personnes désorientées existent

Montre, bracelet, médaillon, téléphone mobile, balise, ceinture… Difficile de s’y retrouver parmi la multitude de dispositifs de géolocalisation ! Quoi qu’il en soit, l’efficacité du système est prouvée si :

  • Le porteur du dispositif arrive à l’utiliser facilement
  • Le système localise en permanence l’utilisateur
  • La géolocalisation est précise
  • Le système avertit automatiquement les aidants lorsque l’utilisateur s’est égaré.

Lorsque les personnes désorientées vivent à domicile, de telles solutions GPS permettent de rassurer leur famille. Lorsqu’elles vivent en EHPAD, ces solutions permettent d’alléger la charge de travail du personnel médical, qui peut alors se recentrer sur son cœur de métier, et surtout elles peuvent éviter au directeur d’engager sa responsabilité en cas de fugue d’un résident (voir notre article Accidents en EHPAD : quelle responsabilité pour le directeur ?).

 

Comment choisir la solution de géolocalisation qui me convient ?

Plusieurs critères de décision peuvent rentrer en jeu.

La batterie. L’autonomie énergétique est l’élément majeur à prendre en considération lorsque l’on parle de solution pour personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. En effet, il ne faut pas que les aidants aient à se préoccuper de savoir si leur proche est toujours sécurisé après une utilisation de son dispositif durant quelques heures. Certaines solutions les avertissent lorsque la batterie est faible. Celle de Co-assist a par exemple une autonomie de plusieurs semaines et avertit les aidants lorsque la batterie tombe à 15% (découvrez la solution).

Le prix. C’est pour beaucoup de foyers un élément clé, d’autant plus que la dépendance représente un coût élevé pour les familles. Or les prix varient du simple au triple (on trouve des solutions GPS à 20€/mois et d’autres à 70€/mois). Pour des dispositifs à travers lesquels on peut parler, il faut souvent rajouter un coût supplémentaire dû à l’abonnement à une carte SIM. Attention il faudra bien identifier une durée d’engagement et des coûts de début et de fin de contrat éventuels.

Le retrait. Certaines montres ou médaillons pour personnes âgées comportent un bracelet sécurisé qui empêche le porteur de l’enlever. Si cette fonction est rassurante pour les familles elle peut toutefois poser un problème éthique. En effet le consentement de la personne atteinte de la maladie d’Alzheimer est requis pour porter un tel dispositif car elle ne doit pas être géolocalisée à son insu.

Le design. Pour pallier au problème d’acceptation de la solution, le design joue souvent un grand rôle. Une solution de géolocalisation qui ne ressemble pas à un dispositif médical ou carcéral, qui est discrète et qui a une utilisation autre qu’un simple GPS, comme une montre, sera bien plus facilement acceptée par la personne souffrant d’une maladie neurodégénérative. Découvrez la solution Co-assist.

 

 

Sources : agevillage.com, Fondation pour la Recherche Médicale, Banque de Données en Santé Publique, France Alzheimer, Le Figaro santé, tousergo.com