La déshydratation exacerbe les risques liés à l’âge

13 Juil 2018

La canicule est un épisode dangereux pour les personnes âgées

L’été, signe des beaux jours, n’en annonce pas de si beaux pour les populations les plus vulnérables, dont les personnes âgées. En effet, elles sont touchées de plein fouet par l’isolement et les fortes températures. Ainsi, chaque année est mis en place un Plan National Canicule afin de prévenir les risques souvent délétères d’une exposition à de trop fortes chaleurs.

Il s’échelonne sur quatre niveaux : le premier est le pic de chaleur (1 à 2 jours de fortes chaleurs, avec une température avoisinant les 35° ou davantage), l’épisode de fortes chaleurs (fortes chaleurs persistant sur plusieurs jours), la canicule (période de chaleur intense avec 35° durant 3 jours et 3 nuits consécutives au-dessus de 20°) et la canicule extrême (Période de chaleur supérieur à la canicule par sa durée et son intensité). Concernant cette dernière, l’épisode le plus récent remonte à 2003, qui a causé la mort de 70 000 personnes à travers l’Europe, dont 20 000 en France. Depuis, une attention toute particulière est portée chaque année sur la prévention des risques, notamment auprès des personnes âgées.

La déshydratation touche les personnes âgées à leur domicile et en établissement

Les séniors sont les plus affectés par ce climat. Tout d’abord parce que le vieillissement implique une modification physiologique qui les rend plus sensibles à la déshydratation. En effet, la teneur en eau du corps diminue après 20 ans. Celle-ci est d’environ 41 litres pour un jeune adulte contre 35 litres pour une personne de 70 ans. De plus, la sensation de soif s’atténue fortement. Cette perception erronée provoque chez la personne âgée une dénégation de la soif.

Ces pertes sensitives peuvent avoir des conséquences, notamment pour les personnes vivant seules. Sans aidants, les moyens mis en œuvre sont souvent précaires voire inexistants pour veiller à leur bonne hydratation. Des actions solidaires sont mises en place afin de lutter efficacement contre l’isolement des personnes âgées en période de canicule, comme le plan Monalisa.

En institution, le plan canicule implique un suivi régulier des soignants et une attention particulière. Le rythme de vie de l’établissement est modifié avec les activités dites « physiques », comme les ateliers moteurs, qui sont supprimés. Des mesures sont mises en place afin de limiter au maximum l’exposition continue à de fortes chaleurs. Par exemple, il est obligatoire dans chaque établissement de proposer des pièces dites « réfrigérées », dans lesquelles les résidents peuvent se réfugier. Des tours d’hydratation à horaires fixes peuvent aussi être prévus afin de limiter la déshydratation. Cependant, il reste difficile de garantir un suivi sur l’ensemble de l’établissement et sur le long terme. Cela est d’autant plus difficile lorsqu’il s’agit de personnes atteintes de démence et sujettes à la déambulation malgré la présence, dans certaines structures, d’unités protégées afin de mieux encadrer ces troubles (voir notre article : Unités Alzheimer, l’impossible réconciliation entre liberté et sécurité). En effet, la marche continuelle liée à la déambulation accélère la déshydratation de la personne âgée.

Les conséquences de la déshydratation ne doivent pas être minimisées

Comme évoqué, le risque le plus évident de la canicule est la déshydratation mais ce n’est généralement pas celle-ci qui est la cause primaire des décès liés à cet événement climatique.

En effet, la déshydratation génère des vertiges, des troubles de l’appareil locomoteur amenant à des chutes lourdes. La déshydratation implique alors des chutes plus fréquentes. Or lorsque la personne reste au sol trop longtemps, les risques s’accroissent et peuvent entrainer une grave perte d’autonomie (voir notre article : les chutes marquent la fin de l’autonomie des personnes âgées). Des solutions existent afin d’alerter en cas de chute, qui pourraient être liés à une déshydratation. (Découvrir la solution Co-assist)

Par ailleurs, la déshydratation accentue les troubles cognitifs et la désorientation temporo-spatiale. Il est donc important de pouvoir rapidement retrouver les personnes sujettes à la déambulation (voir notre article sur le panorama des solution GPS pour retrouver une personne désorientée). En cas de désorientation, ces systèmes GPS permettent de retrouver la personne rapidement et de limiter considérablement les risques liés à l’environnement extérieur (Découvrir la solution Co-assist).

Sources : legisocial, notreplanete.info, capretraite, maisonsderetraite.fr, gouvernement.fr, H4hinitiative.com