Les jardins thérapeutiques en EHPAD : un espace en plein air peu utilisé

30 Oct 2017

Les jardins thérapeutiques offrent un espace de vie extérieur pour les résidents

L’entrée dans un EHPAD peut être synonyme de perte de liberté et d’autonomie pour les personnes âgées, notamment pour les plus autonomes (voir notre article Ouvrez les portes des EHPAD). Ainsi, ces établissements proposent de plus en plus de ce que l’on appelle des « jardins thérapeutiques ». Ces jardins, internes à l’EHPAD, offrent aux résidents la possibilité d’avoir un accès sécurisé et clos sur un espace extérieur.

 

Dans le cadre de la prise en charge non médicamenteuse concernant les résidents atteints de la maladie d’Alzheimer, ou troubles apparentés, le jardin thérapeutique présente un véritable espace de vie. Libre d’accès, cela offre la possibilité d’interagir avec l’environnement quand le résident le souhaite. Peuvent aussi être proposées des activités encadrées par des professionnels (Animatrice, Kinésithérapeutes, Psychomotriciens) tels que le jardinage, parcours moteurs afin de travailler l’équilibre, ou simplement une promenade. Ce nouvel espace thérapeutique, permet, en stimulant les fonctions cognitives, de lutter contre les troubles majeurs de la maladie d’Alzheimer que sont l’agnosie (trouble de la reconnaissance des objets), l’aphasie (trouble de la parole et de l’élaboration du langage), l’apraxie (trouble dans l’élaboration des gestes) et l’amnésie (trouble de la mémoire et de la récupération des informations).

De plus, cet espace permet de diminuer le confinement dans les étages. Il a pour but de limiter quelques troubles du comportements (comme certaines fugues) liés à ces problématiques internes aux EHPAD.

La vigilance sur les jardins thérapeutiques est difficile

Néanmoins, les jardins thérapeutiques comme espaces ouverts soulèvent la question de la sécurité. En effet chaque personne nécessite une vigilance de la part des soignants.  Il est important de noter qu’aujourd’hui, un soignant s’occupe de 8 à 10 résidents en moyenne. Il est donc difficile d’assurer une vigilance sur l’étage et sur le jardin simultanément, en plus des imprévus quotidiens. Ce qui amène donc à un « abandon » des jardins thérapeutique, voire à un usage très limité. La question se pose alors entre la sécurité et la liberté des résidents. L’accès à un espace ouvert peut provoquer des angoisses liées à une désorientation à cause du manque de repères, provoquer des chutes par exemple. Un jardin implique donc une certaine responsabilité. (Voir notre article sur la responsabilité du directeur)

Se posent alors les questions sur les limites de l’appel malade et sur la surveillance en EHPAD. Le détachement d’un soignant de son étage pose aussi des problèmes organisationnels internes. Les nouvelles technologies ont ainsi leur place à prendre dans ce type de dispositif et de service. L’espace étant ouvert et très fréquenté, les systèmes de capteurs sont ici obsolètes. Les systèmes d’alerte mobiles avec détection de chute et fonction GPS (découvrir la solution Co-assist) apparaissent donc comme très pertinentes pour à la fois permettre aux résidents une libre circulation dans les jardins thérapeutiques, tout en permettant aux soignants d’être en poste aux étages mais réactifs en cas de problèmes.

 

Sources : Huffpost, senior actu, urgence-Alzheimer